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Israel-HP-Grenoble : une filière ?

mardi 19 juin 2018 par SHAHSHAHANI Volodia

Le maire de Grenoble s’est une nouvelle fois affalé devant les représentants d’Israel en France à l’occasion du dîner du Crif local le 14 juin. Eric Piolle, qui travailla dans l’entreprise Hewlett Packard locale, a embauché à la mairie un ancien collègue (5000 euros mensuel pour un mi-temps) avec pour tâche initiale de faire de la "com" : mission reconvertie selon le site Place Grenet.fr dans un poste en rapport avec les compétences informatiques de Guy Benoist.
L’usine grenobloise travaille-t-elle pour les missions de contrôle policier du groupe HP qui est devenu une des cibles mondiales du mouvement citoyen BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions) ?

En Inde un grand syndicat étudiant - le SFI, 4millions d’adhérents vient de décider le boycott des produits Hewlett Packard dans les universités de l’Inde, ce qui va faire perdre beaucoup de revenus à la firme. "Nous allons convaincre les administrations des universités de ne plus s’équiper avec du matériel HP, tant que la multinationale américaine se compromet avec l’occupant israélien et sa politique de discrimination raciale et d’oppression des Palestiniens".

Le rôle d’HP en Israel n’est pas une collaboration anodine mais un soutien de l’Apartheid clairement revendiqué. La firme US vante sa présence massive avec 6000 salariés déjà en 2016. Elle participe directement à l’enfermement du camp de concentration de Gaza en particulier en gérant les serveurs de la marine. Dès 2004, Hewlett Packard met au point le système de reconnaissance faciale au checkpoint d’Eretz (entre Gaza et Israel) qui sera étendu en Cisjordanie.

Dans sa communication commerciale HP désigne les régions de Cisjordanie occupée avec les propres termes de l’occupant tel que "Ariel, capitale de la Samarie au cœur d’ Israel". Plus de détails ici sur cette collaboration tous azimuts.

Face à un partenariat aussi généralisé, on peut légitimement se demander si une quelconque filiale du groupe n’est pas à son tour complice, à commencer par celle de Grenoble, chère à son maire Eric Piolle, qui n’a même pas su saisir l’opportunité, si l’on ose dire, des massacres de Gaza pour enfin désinfecter Grenoble de la souillure que constitue le jumelage avec la ville israélienne de Rehovot.

Précisément cet infection-là est due à un prédecesseur d’Eric Piolle, Alain Carignon auteur de ce jumelage. Il était bien entendu invité au dîner du crif grenoblois 2018. On peut dire ce que l’on veut de cet ex-maire délinquant, mais pas qu’il a manqué de flair politique.

Petit aparté . Nous sommes en 1987, il est maire de Grenoble et je suis le correspondant Grenoble-Alpes du quotidien Libération. Je reçois un coup de fil de son attachée de presse qui me propose de "couvrir" une exposition sur le judéocide (elle a dit "shoah") de Marek Halter qui viendra à Grenoble. Je décline poliment l’invitation ("ce n’est pas une actu, voyez le service culture à Paris"). L’attachée me dit alors textuellement : "vous savez, c’est très bien vu à Libération d’évoquer la shoah". Son patron, issu de la droite, formait alors la bande des quatre avec trois Michel(èle)- Noir, Barnier, Barzach - se présentant comme rénovateurs lors de la première cohabitation avec Mitterrand (dont Libération était le porte-voix, tendance bobo…déjà). Alain Carignon avait compris, bien avant d’autres politiciens de droite, qu’il ne fallait pas abandonner le sionisme à la gauche. Depuis, l’adoration du régime d’Apartheid s’est répandue comme on le sait à toutes les sphères de la politique, du spectacle, de la presse et de l’édition, à tel point que le lecteur comme moi-même sera bien en peine de trouver une voix dissonnante dans les hautes sphères du système. La suite de l’histoire c’est que je quitterai Libération qui cèdera aux demandes d’Alain Carignon, qu’en tant que journaliste je ne ménageai pas comme il se devait dans un organe déjà mainstream. Fin de l’aparté .

Alors quid du maire actuel ? Il n’y a que deux explications possibles à maintenir un lien avec Israel et ses représentants locaux.

1 Il est sincèrement sioniste et veut l’écrasement de la résistance palestinienne. Dans ce cas ses actes sont cohérents…comme sont incohérents ceux qui restent à ses côté qu’ils soient écolos ou "insoumis".
2 Il manque d’instruction politique : ce n’est pas impossible (cf l’actuel président de la république). Tenter d’éviter les coups d’une éditocratie qui ne pardonne pas le moindre écart à l’orthodoxie sioniste, c’est perdre son temps et son âme. Il y aura toujours plus sioniste.

Aujourd’hui les vrais amis d’Israel sont francs du collier. Les LePen (fille et sans doute petite-fille), Alliot ont approuvé explicitement les massacres de Gaza. Sans parler de Gilbert Collard. Il y a d’ailleurs un courant dans la mouvance judéo-sioniste qui demande de rejeter l’anathème frappant le FN. C’est entre autres le cas de l’avocat-éditocrate Goldnagel
Et pour connaître leur visage à Grenoble c’est ici pour un compte-rendu peu digeste du fameux dîner.

La fin du jumelage avec Rehovot est une nécessité sanitaire et donnerait le signal d’un boycott généralisé : industriel, commercial, artistique, universitaire, scientifique, sportif. Grenoble ne peut rester à la traîne de villes comme :
- Dublin
Et quand l’info vient de l’ennemi c’est encore plus jubilatoire
- Barcelone
- Valence

PS : merci à la bonne âme qui nous livrera la liste du dîner crif 2018


Messages et Commentaires ...
  • 19 juin 2018 VSH - Le Crif c’est l’état…

    …ou l’inverse. Violente attaque judeo-sioniste contre le maire communiste de Bezons. Le préfet semble s’être directement aligné sur les exigences des organisations juives et de l’ambassadrice d’Israel. Et en prime il a reçu des menaces de mort.


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