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Heliski : un fléau

jeudi 19 avril 2007 par SHAHSHAHANI Volodia

Beaucoup (dont je fais partie) ont été surpris de voir sur ce site une sortie faite après dépose héliportée. L’explication est pourtant triviale.

- Je ne connais pas personnellement Laurent Dupré (LPR). Il a été proposé par un rédacteur confirmé de notre site, Olivier Lesbros (OLE). Et à lire les CR précédents de Laurent, j’ai pu constater comme tout le monde la qualité de l’information. La sortie d’héliski au Mont-Blanc est donc venue naturellement en ligne (il n’y a pas de contrôle a priori pour les sorties contrairement à certains articles). L’ayant donc découverte alors qu’elle avait déjà été vue par nombre d’internautes, j’ai préféré ne pas la supprimer, mais laisser réagir. C’était la première fois que des avis divergents pouvaient s’exprimer ici sur ce sujet.

- Il ne me semble pas que cette "ouverture" a été inutile. Cela aura permis me semble-t de faire sortir le loup du bois. C’est sans doute la démonstration de la confusion qui règne, y compris chez d’authentiques alpinistes, entre l’activité que nous pratiquons en montagne et une pratique sportive ordinaire.

- Du point de vue sportif, le ski-alpinisme (comme l’alpinisme) a un seul intérêt : épuiser l’organisme par une montée éprouvante et vérifier ensuite s’il reste suffisamment de ressources pour revenir en bon état, quel que soit le niveau technique de la course, le Ruitor comme la face ouest du Mont-Blanc.

- Du point de vue du respect de la montagne, il est spécieux comme l’a bien démontré Sylvain Meyet, de mettre sur un même plan l’utilisation de transports en commun fixes (train, auto, téléphérique) et l’appel à un moyen "extraordinaire" tel que l’hélicoptère. Recourir à celui-ci revient en quelque sorte à dire : "il reste encore des montagnes trop difficiles à atteindre, il faut aussi les équiper". Ce qui se produit notamment sur les deux culmens des Alpes (face ouest du mont Blanc, face est du mont Rose).

- Aux débuts des années soixante dix, la polémique avait déjà fait rage. Ceux de ma génération qui se lançaient dans ce qu’on appelait le "ski extrème" n’éprouvaient aucune admiration ou envie envers le "skieur de l’impossible" (Sylvain Saudan) qui médiatisait à outrance des descentes réalisées à l’aide d’ascensions artificialisées (hélico, porteurs…). Nous avions alors vécu comme une libération et un soutien l’article de Patrick Vallençant et Anselme Baud (dans la Montagne et Alpinisme) qui disqualifiait les descentes avec dépose. Pour ma part, j’ai toujours considéré qu’ils étaient les auteurs de la première descente du Couturier (et non Serge Cachat-Rosset qui, héliporté quelques jours plus tôt, la leur avait volée en violant la Verte). Plus récemment, Pierre Tardivel a fait comme une autocritique en demandant qu’on ne lui reconnaisse pas une première mais qu’il fallait la porter au crédit de ses successeurs l’ayant réalisée à la loyale (je crois qu’il s’agit de l’aiguille de Tricot mais je n’ai pas le texte immédiatement dispo ; si PTA nous lit, qu’il confirme).

- Et maintenant ? Nous vivons une époque de régression totale : sociale, culturelle, idéologique, écologique. Il n’y a pas de raison que la montagne en soit préservée. Les lois ne sont pas appliquées par ceux qui les font et il en est ainsi, entre autres, de l’héliski. C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, nous comptons les jours d’impunité écoulés depuis le viol flagrant du Rochail dans le massif des Ecrins.

PS. Pour répondre à Laurent Dupré. Nous avons ici une éthique qui interdit la promotion de l’héliski. Mais nous n’avons pas à nous immiscer dans la vie individuelle des gens. Pas plus pour savoir si on ne fait pas couler l’eau du robinet quand on se lave les dents, qu’on se déplace seul en voiture ou qu’on a d’autres pratiques sportives. Avant consultation des autres membres, pour ma part je ne vois donc pas de problème à ce que LPR continue à saisir ici des course faites "by fair means".


Messages et Commentaires ...
  • 19 avril 2007 J F NEANNE - LA MONTAGNE N EST PAS UN LUNA PARK

    Tu as tout dit la montange n’est pas un luna park. il faut arrêter. Cet été, je me suis fais insulté par des propriétaires de la paroi de l’aulp du seuil en Chartreuse car je cherchais l’arche secrète en montant à pied en dans la forêt alors qu’ils étaient montés en 4*4.

  • 19 avril 2007 Bianchi - Hélico et sport

    Bonne synthèse du problème posé,et j’y rajouterais ( très humblement ) que
    > la valeur objective ( sportif, technique , etc ) d’une course en montagne est à l’évidence dévaluée et dénaturée par l’emploi de moyens tels que l’hélico ( reconnaissance de l’itinéraire, amenée à pied d’oeuvre ,reprise,etc ), d’autant qu’il s’agit en l’occurence de skieurs de haut niveau ( et qui plaident aussi pour l’étique ?? ) : pourquoi ont ils fait ce choix, si ce n’était pour la "facilité" qui en est résultée
    > cela pose le problème du "laxisme" des autorités ( italiennes du val d’aoste en l’occurence, mais on peut l’étendre à bien d’autres secteurs des Alpes ), vis à vis de l’usage incontrôlé de l’hélicoptère à titre "personnel" : mercantilisme ( des qqs guides et loueurs d’hélico )qui font leur beurre sur le dos de l’immense majorité de la collectivité

  • 19 avril 2007 mathieu - Charte ?

    Y a-t-il une charte sur l’éthique en vigueur sur le site ? J’ai cherché et je n’ai pas trouvé de document la décrivant.

  • 19 avril 2007 Cédric - l’argument du temps

    Re-bonjour,
    Je reprends la plume deux minutes, ayant constaté au travers des diverses réactions que les plus ou moins "pro-héliportage" brandissaient souvent l’argument du manque de temps comme alibi... Certes, nous connaissons tous cette envie (ce besoin ?) de nous défouler après une rude semaine de travail et la frustration de ces décidément trop courts deux petits jours... Mais le temps qui passe, tout comme le temps qu’il fait, ne font ils pas partie intégrante des paramètres qui entourent une sortie en montagne (au même titre que la technicité, l’engagement, etc.) ? Dès lors si l’un des paramètres ne permet pas de réaliser la course souhaitée, eh bien soit, on se replonge dans les cartes et on cherche un autre objectif réalisable, non ? Sinon, où tout cela nous mènera-t-il ? Tout simplement à une dérive vers l’accessibilité absolue de la montagne, vers le culte de l’objectif sans concession, du résultat à atteindre à n’importe quel prix...
    On ne fait plus de la montagne pour le bonheur de la cotoyer en tant qu’entité pleine de vie et d’attrait, on fait de la montagne pour le terrain de jeu et d’exploits qu’elle représente. L’exploit a toute sa place en montagne, si tant est que la démarche qui y mène est belle et emplie de respect et d’amour pour le milieu. Mais si l’on en vient à en trouver l’accès tellement fastidieux qu’il faille recourir sans concession à toutes sortes d’artifices mécaniques, peut-être vaut-il mieux songer à changer de pratique ?... (personnellement, le jour où je me lèverai trop fainéant pour me lancer dans la montée, j’irai jouer aux boules ou peut-être au poker, mais je n’irai sà»rement pas louer un hélico)
    Les pyrénéistes ont un vieux dicton qui semble ici particulièrement d’actualité "les Pyrénées se méritent, les Alpes s’achètent"... Souhaitons que le temps ne continue pas à leur donner trop raison.

  • 23 avril 2007 Christophe Heydel - motivations et curseur

    >>>>
    On ne fait plus de la montagne pour le bonheur de la cotoyer en tant qu’entité pleine de vie et d’attrait, on fait de la montagne pour le terrain de jeu et d’exploits qu’elle représente.
    L’exploit a toute sa place en montagne, si tant est que la démarche qui y mène est belle et emplie de respect et d’amour pour le milieu.

    >>>>

    Arrêtons de redécouvrir l’eau chaude. Pierre Alain a écrit "Alpinisme et Compétition" en 1935 !!! Les motivations pour faire de la Montagne sont diverses et variés. Faire croire à un nécessaire " Respect et amour pour le milieu " de l’Alpiniste/skieur est aussi réaliste que de le penser pour l’homme dans sa généralité (en dehors de la montagne).

    Mes propos n’ont pas pour objet de valoriser l’Héliski mais attaquer l’héliski en mettant en avant une approche par les téléphériques n’est pas réaliste. L’ancienneté du téléphérique nous a fait accepter son existence. Mais son impact sur les pratiques alpines du skieur alpiniste de base est important. Si d‘un point de vue sportif, le ski-alpinisme (comme l’alpinisme) n’avait que pour seul intérêt : d’épuiser l’organisme par une montée éprouvante et vérifier ensuite s’il reste suffisamment de ressources pour revenir en bon état, il faudrait considérer que toutes les sorties réaliser avec un accès par téléphérique ne sont plus de l’alpinisme ou du ski alpinisme. Idem pour les refuges. Oui, il s’agit bien d’un curseur qu’on accepte de mettre à un niveau ou à un autre.

    Combien de personne irait faire le Gervasutti au Tacul s’il fallait remonter la vallée blanche à peaux avec le matos de bivouac sur le sac. Je prends les paris mais il y a fort à parier que les très rares candidats en profiteraient pour remonter le couloir car la rapidité de l’accès par le haut n’est valable qu’avec le téléphérique.
    Il est certain que le développement de l’hélicoptère a pour objectif de favoriser un business. Mais, c’est exactement la même chose pour l’Aiguille du Midi, les Grands Montets etc… dont l’installation répond uniquement à une logique commerciale. Il suffit de monter à Argentière durant la fermeture des Grands Montets et de comparer avec les we d’ouverture de la benne pour mettre évidence la logique commerciale facilitant l’accès à la masse.

    Haro sur l’hélicoptère, mais faut il brà»ler les refuges et les téléphériques ?
    Si c’est le cas, il faudra également brà»ler Chamonix dont la survie économique dépend des téléphériques et de l’autoroute.

  • 25 avril 2007 VSH - relativisme

    En réponse au dernier message de Christophe Heydel, quelques précisions

    - Le coup du "curseur" est une forme de relativisme pour faire passer une marchandise avariée : la montagne équipée.

    - Je suis tout à fait d’accord pour continuer à accueillir des avis pluralistes sur ce site quant aux questions d’équipement (télés versus héli ou autres) à condition qu’ils apportent un élément nouveau.

    - Hors informations, ce site n’est pas neutre sur les questions de fond comme la préservation de nos espaces naturels. Au contraire nous dénonçons les atteintes qui leurs sont portés.

    - La propagande inverse (pour la "liberté" des pratiques mécaniques) ne trouve donc pas sa place ici.

    - Il ne faut pas manquer d’air pour appeler Pierre Alain à la rescousse de l’Héliski. Rappelons que PA est un des plus grands inventeurs de notre activité et a toujours été un fanatique de la légèreté au service d’une pratique autonome : chaussons d’escalade, sacs en tergal, décrocheur pour diviser par deux le poids des rappels etc.

    - Je me souviens d’une conversation avec PA en 1986 (intv dans Libération). Les nouvaux styles (enchainements, solos…) l’enthousiasmaient et il les vivait comme une renaissance après la sombre période du toujours plus gros, toujours plus lourd, pus artif de l’après-guerre.

    - Sans déformer la pensée de PA, si on l’appliquait au ski-alpinisme, je crois que son esprit "compétition" aurait plébiscité un AR express au Mont-Blanc comme celui de Brosse-Gignoux plutôt qu’une pratique visant à trimballer du matériel de plus en plus gros pour grapiller quelques minutes en descente.

  • 11 mai 2007 VSH - "L’air du temps"

    Lire sur C2C le compte-rendu d’une sortie au col du Tour Noir par Hubert Heissat commentaire

  • 11 mai 2007 laurence - ce que je crains :

    Aves la remontée de la limite de la neige, dans les hivers à venir, le ski se pratiquera en altitude plus élevée dans des lieux de plus en plus en difficiles à atteindre en distance, en morphologie ce qui favorisera la course vers le haut des équipements et l’utilisation des hélicoptères ; une pratique élitiste pour des free riders - pas si free - puisqu’ils ont besoin d’un gros bourdon pour gagner leur lieux d’ébats :)
    Quant à la légitimité de l’hélico, elle ne se pose meme pas, il y a une loi, mais ici l’appareil législatif n’est plus respecté, commerce et profit font droit.

  • 11 mai 2007 Nicolas - Le coup du curseur...

    Ce n’est pas forcément dans l’optique de les légitimer tous deux que l’on place au même niveau héliski et télétireculs !
    Cette approche, qui dit que l’alpinisme "naturel" n’existe pas (car s’il faut l’absence de l’homme en montagne, ben on n’y va plus tiens !), vise surtout à faire réfléchir aux atteintes existantes (et généralement acceptées par le tout-Chamonix ;o) à l’environnement. Allez, on gonfle bien fort ses petits poumons et on dit tous ensemble "LES TELEPHERIQUES SONT UN FLEAU" !!!

  • 11 mai 2007 Julien Ribennes - Déjà présent

    "[...]ici l’appareil législatif n’est plus respecté, commerce et profit font droit."
    Comme l’a titré Volo, c’est dans l’air du temps.

  • 12 mai 2007 Bianchi

    les remontées mécaniques sont certes aussi une atteinte à "l’étique", mais limitée à l’espace desservi, et en nombre vu le coà»t d’investissement et d’exploitation en montagne ( type vallée blanche.. ),
    mais l’hélico est un fléau absolu, car il permet d’aller potentiellement n’importe où et faire n’importe quoi sans guère de limite

  • 13 mai 2007 laurence - Pourquoi "fléau" ?

    Bien que j’adhère à une certaine éthique, je trouve cet argument fort subjectif et léger lorsqu’on veut l’opposer à des personnes qui en manque (de l’éthique).
    Je crois qu’il y a des raisons beaucoup plus cruciales et objectives à exposer pour contrer les tenants des déposes hélico.

  • 14 mai 2007 Bianchi

    laurence, exprime toi
    quelles sont ces raisons plus cruciales et objectives ??

  • 14 mai 2007 laurence - raisons

    L’éthique rapportée à la montagne ne dépend-elle pas de la vision que l’on a de cette dernière, donc par là subjective ?
    Les raisons cruciales me semblent d’ordre environnementales :
    - mesurer l’impact, les nuisances sur la faune et la végétation occasionnés par les passages répétés, en grandes fréquence des hélicos, par les surfréquentations humaines induites.
    "Ces nuisances sonores déclenchent des symptômes de stress chez les animaux sauvages et les font fuir, ce qui, surtout au printemps où les animaux sont affaiblis par l’hiver, peut entraîner leur mort (étude de l’OFEFP No 16,1994)"
    - une consommation d’énergie disproportionnée par touriste donc surpollution....

  • 15 mai 2007 Bianchi

    il me semble que l’aspect "sur consommation énergétique" est qd même bien marginal, même s’il ne faut pas l’oublier..par rapport à l’impact sur faune,( incluant la faune humaine !! ) la végétation, la pollution multiforme ( sonore, visuelle, olfactive, chimique ( huiles, déchets ), la surfréquentation induite, de la part de "consommateurs de loisirs généralement non éduqués", et surtout - j’y reviens - la possibilité de l’hélico de donner accès partout, à la différence des remontées mécaniques , dont le périmètre de nuisance reste "gravitaire", même si il génère une foule plus importante, la vacuité même de la pratique, ( éthique ) qui consiste à transformer une certaine performance ( physique, technique.. ), un plaisir , une aventure, ambiance "naturelle", en qqchose qui s’apparente à une vulgaire descente de piste rouge tracée, quasi damée et aseptisée....donc bien dévaluée
    La nature même des Alpes ( facilité d’accès à tous les vallons, refuges innombrables, distances et dénivellées à échelle humaine) est antinomique avec l’héliski, que j’admets plus facilement dans les immensités des rocheuses Canadiennes, et similaires
    Enfin, une dépose hélico de temps en temps , c’est pas un drame ( comme une moto avec un pilote "bien élevé" que l’on croise en une journée ), mais lorsqu’il y en 1, il y en vient 10, puis 100, et ça , c’est la chierie absolue,
    Les ( insuffisantes ) règlementations, encadrement, restrictions sinon interdictions qui entourent cette pratique démontrent son caractère nocif voire dangereux ( attendons le prochain crash d’un hélico qui effectue une dépose à la limite de la légalité et de la sécurité, et on verra comment s’appréciera la notion de "responsabilité pénale"

  • 20 juin 2007 Lécluse Rémy - Hélico quand tu nous démange...

    En matière de performance, l’usage de l’hélico est le dopage du ski extrême.
    Par contre, je suis quelque part un peu choqué par la vertu affiché de certains alpinistes et skieurs ; je suis pour l’interdiction de cette machine en montagne à TOUTES fin de loisir, comme beaucoup de monde !
    Que penser alors de la petite bière sirotée au refuge et des prestations offertes par les mêmes refuges, depuis longtemps la profession de porteur a disparue...
    Quand à la pollution, elle est en effet évidente mais que penser, surtout dans le massif du Mt Blanc des norias incessantes des hélicos portant secours à des alpinistes ou skieurs, transporté in situ par un téléphérique ?
    Si je puis me permettre, il est peut être temps de reconsidérer notre pratique de la montagne dans son ensemble sans jeter la pierre à une seule catégorie d’individus !

  • 21 juin 2007 VSH - cout social

    Salut Rémy,

    - et d’abord félicitations pour ta descente au Mariposa : 55-60° vitrifiés, j’en ai les mains moites à te lire sur yadugaz

    - hélico-secours. j’avais posé la question à des secouristes (PGHM-CRS) il y a quelques années : y’avait-il une nette recrudescence des appels bidon depuis la généralisation du mobile ? La réponse était en gros : pas flagrant (région de Grenoble). Les choses se sont-elles aggravées depuis, notamment sur Mont-Blanc ?

    - hélico-refuges. Ton point de vue avait aussi été défendu par Anselme Baud. J’y souscris volontiers. Le métier de porteur était une bonne introduction pour des jeunes désargentés désirant se préparer à la profession de guide. Ce qui serait intéressant ce serait d’avoir une étude comparée des couts (ravito héli ou porteur). S’il n’y pas de grand écart, alors certains gestionnaires de refuges (Caf, parcs nationaux etc) qui se prévalent de la protection de la montagne, n’auraient pas d’excuses.

  • 10 juillet 2007 Cyril du Monêt’ - hélico vs porteur

    Il est évident que l’hélico est choisi par les gestionnaires de refuge par pure raison économique et de coà»t de temps.

    Ex au ref des Ecrins : l’hélico monte 650 kilos depuis le pré de madame carle en 5mn pour 23 euros HT/mn. L’aller-retour à 8mn nous donne 184 euros auxquels il faut rajouter les frais de mise en place (partagés entre les différents bénéficiaire de l’héliportage au cours d’une même journée).
    En étant large, on est à 300 euros TTC la rotation, soit environ 45 cts le kilo monté.
    Le porteur de frais du refuge des écrins qui monte quotidiennement avec ses 25 kilos sur le dos sur cette base serait payé... 12 euros !!!
    Or, il est payé bien plus (et c’est tant mieux !)
    Le raisonnement est le même avec l’âne ou le mulet.
    Le portage à dos d’homme, d’âne ou de mulet, n’est valable que pour de faibles charges (20 à 200kilos). Ex : l’alevinage du lac lauvitel se fait grace à 2 mulets (4 bidons de 500 alevins de 40 kilos chacun) pour un peu plus de 150 euros, ce qui reste moins cher que l’hélico. Et encore, il faut que le sentier soit praticable par les animaux de bâs. En revanche, pour les lacs situés plus haut, l’alevinage se fait en hélico de façon groupée.
    Certains refuges continuent de ravitailler en frais avec des ânes comme la Muzelle (le Carrelet ne le fait plus depuis 3 ou 4 ans).
    Bon, après, faut gérer l’âne : le sien ou en loc (à condition d’avoir un loueur à proximité). et puis, il faut le guider le bestiau...

    L’hélico est en somme moins cher et beaucoup plus pratique !

  • 15 juillet 2007 VSH - et pour les handicapés ?

    Je rassure tout de suite, je n’ai pas l’intention mainteant de lancer ce débat qui pourrait l’être par des personnes et associations bien plus qualifiées. Simplement, cet après-midi en reagardant le tour de France à la TV, j’ai appris au détour d’un commentaire de Jean-Paul Olivier avec tristesse (et un retard bien incompréhensible) le décès en mars 2006 à l’âge de 47 ans d’une embollie pulmonnaire de Patrick Knaff. Nous nous étions pas mal croisés sur des évènements montagne que nous couvrions l’un et l’autre en tant que journaliste, moi pour Libération, lui pour France 3 avant de rejoindre peu après l’équipe de Stade 2. Patrick était un excellent skieur (equipe de France handi, recordman unijambiste du KL). A l’occasion d’un supplément neige j’avais fait un petit portrait de Patrick et présentait son projet (cela se passait en 1987) assez avancé de réaliser une trilogie à ski : (cervin-jorasses,-eiger, me semble-t-il, je n’ai pas le doc à portée de main). Le projet prévoyait évidemment des déposes hélico : je me rapelle n’avoir pas soulevé le problême. Il est vrai qu’à l’époque il y avait une certaine banalisation de l’activité chez les valides médiatiques mais elle n’avait pas encore pris les proportions que l’on connait aujourd’hui. Et on a aussi aujourd’hui de très belles expériences de sories mixtes valides-handi pour se rendre en montagne ( à coommencer bien sà»r par Natn’co).

  • 16 juillet 2007 Bianchi - voilà l’alibi du handicap !!

    face aux hordes ( de valides ) en héliski, 4x4, quad, moto merde, avion, et moteurs en tous genre c’est je pense sans l’ombre d’une hésitation que on peut admettre l’usage occasionnel de ces engins s’il s’agit ( et s’il ne s’agit que de ) amener en montagne des handicapés de la vie ... Si c’était comme ça, on ne débattrait pas du "fléau de l’héliski", et similaires ...

  • 18 janvier 2011 PHILIPPE BREDENBAC - LES SKIEURS DE L’EXTREME

    sylvain saudain, serge cachat, patrick vallencant dans les années soixante, soixante dix et plus tard jean marc boivin dans les années quatre vingt resteront les pré-curseurs du ski extrème et du free ride, n’en déplaise a tous les puristes, les puritains de la montagne, serge cachat reste le premier descendeur du couloir couturier de l’aiguille verte. la glisse sur la neige se caresse avec les skis et a l’heure des hélicos il aura soufflé cette premiere a patrick vallencant le puriste. sylcain saudan se fera le mont mac kinley, mais a tous les blaireaux qui pense qu’il faut crapahuter pour faire du frre ride ils ont tout faux, le crapahut en montagne n’est que la recherche d’un plaisir personnel qui nait dans l’ethique " la montagne " je la grimpe et je la glisse pour redescendre.
    finalement toute le monde ne rentre pas dans cette catégorie
    et il suffit de crapahuter en peau de phoque avec un sac a dos et un flingue pour comprendre que les délices peuvent se faire aussi a porter d’hélico.
    a bon entendeur, salut


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