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Matériel

SPLITBOARD : un point après 10 ans de pratique

lundi 16 avril 2012 par BOURDON Ludwig

Comme tous les surfeurs (ou presque) j’ai commencé la randonnée en raquettes avec le surf sur le dos. Puis très rapidement j’ai été séduit par le concept du Splitboard grâce auquel on n’a plus rien sur le sac. En montée évidemment mais aussi en descente, facteur très important. J’ai franchi le pas sans passer par la case skis d’approche. Le but ici n’est pas de relancer un énième débat sur quelle est la meilleure solution entre le splitboard, les raquettes ou les miniskis mais plutôt de rapporter mon expérience du Split à travers le matériel que j’ai eu l’occasion d’essayer au cours de ces 10 années.

Des débuts pas hyper convaincants

On passe rapidement sur la première expérience pas des plus concluante sur les premiers Burton. Un système de liaison fragile, complexe à assembler par mauvaises conditions au point de parfois bien user les nerfs ! Ce n’est parfois pas passé loin de descendre à pied. Sans parler de la planche pas top. A cette époque je cantonnais mon split aux randos tranquilles et dès que l’on partait dans une pente sérieuse je ressortais les raquettes et une vraie planche. Jusqu’à ce que je découvre le système Voilé.

Le système Voilé et la

fabrication maison

Le système, toujours d’actualité, est simplissime. Deux platines, sur lesquelles se greffent des fixations du commerce, viennent en liaison glissière sur des plots en plastiques. Une goupille, qui sert également d’articulation pour la montée, verrouille le tout. Un système bien pensé qui se réassemble même en moufles ! Seulement au début le choix de planches équipées de la sorte n’est pas franchement fourni, mise à part les Voilé proprement dites. Seulement, elles ont la réputation d’être des planches très souples et plutôt dédiées à la poudreuse, en un mot pas assez polyvalentes pour ma pratique. Dans un premier temps je n’achète donc que le kit d’interface Voilé et fabrique ma propre split en coupant une de mes planches en deux. Une Hot Drive. Le résultat est très satisfaisant et je commence à ne plus quitter mon split. Les raquettes et la planche ‘’mono morceau’’ restent à la maison le plus souvent. En revanche, en l’absence de carre intérieure…la planche s’use prématurément. En deux saisons elle n’est plus bonne pour le service.

Les planches du commerce

Entre temps, l’offre s’est étoffée et je passe sur une planche canadienne, une Prior Khyber équipé du système Voilé. Une planche que j’ai vraiment adoré. J’en aurais deux d’affilée d’ailleurs, et encore aujourd’hui je surfe avec. C’est une planche hyper maniable, facile, une arme en poudre et en forêt. Avec cette planche je ne chausserai plus les raquettes, et les rares sorties où je ne l’avais pas étaient des sorties hyper particulières où les crampons suffisaient pour rejoindre le sommet (Grande Aiguille de la Bérarde, Grand Charnier d’Allevard, face ouest…). Les planches du commerce sont plus solides que les fabrications maison avec leur carre intérieure, et leurs structures internes sont probablement adaptées au splitage. Les défauts qui restent sont ceux du split en général, à savoir une tenue souvent délicate en devers de neige dure qui oblige à sortir rapidement les couteaux. Des couteaux d’ailleurs peu pratiques à mettre car il faut démonter la fixation avant de les poser. On peut aussi noter pour pinailler un peu, le manque de rigidité latérale des platines Voilé (sur lesquelles on visse une fixation du commerce) en montée comme en descente.

Spark r’n’d ou l’optimisation du

système Voilé

Des défauts en grande partie comblés par Spark grâce à une fixation 100% dédiée au splitboard. Elle permet de se dispenser de l’interface sur laquelle on vient lier la fixation du commerce. Il y a un gros gain en poids au passage mais aussi en rigidité car toute l’embase de la fixation est en contact avec la planche. Un large appui plan parfait pour bien retransmettre les efforts. Aussi, le pied est beaucoup plus bas sur la planche et la sensation de conduite est meilleure. Spark accompagne ses fixations de couteaux que l’on peut mettre sans déchausser…ou presque. Avec de l’habitude (ou de l’aide) on y arrive…mais il faut avouer que ce n’est pas encore super simple. A priori comme pour un couteau Low-Tech où beaucoup de skieurs déchaussent aussi. Mais au moins, il n’y a rien à démonter et cela reste simple à mettre. Concernant les fixations j’ai eu la première et la troisième génération de fixation Spark. La première était géniale en rigidité et permettait de gagner déjà pas mal de poids par rapport à l’ensemble platine Voilé + fixation. Mais conçue à partir de tôle d’aluminium pliée la fiabilité n’a pas été (en ce qui me concerne) au rendez-vous. Les zones de pli ont fini par se fissurer. La troisième génération dont l’embase est taillée dans la masse est beaucoup plus fiable et on conserve tous les avantages de rigidité en montée de la première. Elles sont aussi encore plus légères. Mais en voulant gratter beaucoup de poids, le Spoiler arrière très ajouré de la fixation manque d’un peu de rigidité à mon goût, notamment sur les appuis backside. La génération 1 était plus précise sur ce point.
Néanmoins l’ensemble planche + kit Voilé + fixations / couteaux Spark est un excellent compromis pour la randonnée en Snowboard. Le choix de planche est maintenant très honnête : Prior, Voilé, Jones, K2…il y a à priori de quoi trouver une planche qui convient tout à fait à sa pratique.

Les autres systèmes

- Spark va bientôt proposer une interface différentes de Voilé et Karakoram dispose d’un système qui semble donner entièrement satisfaction. Je ne les ai pas essayées.

- J’ai eu l’occasion en revanche de surfer plusieurs fois avec une planche Atomic Poacher. Une planche qui a son propre système d’assemblage. Si la planche m’a bien plu il n’en est pas de même du système qui manque de praticité. Certes il est ultra rigide, la planche une fois assemblée est vraiment ultra verrouillée ! Les cales de montée servent aussi d’attaches à la descente et les couteaux sont les outils pour verrouiller les fixations. Premier point noir, il faut toujours avoir les couteaux (un peu lourds) avec soi, même par une journée avec 40 cm de poudre. Les manipulations ne sont pas faciles et mieux avoir des petits gants voir ne pas en porter du tout. Top par -20° ! C’est très sensible à l’enneigement, il faut que tout soit propre avant d’assembler là où l’on pourrait assembler un système Voilé avec la planche enfouie dans 50 cm de poudre. Avec les efforts à fournir pour verrouiller avec les couteaux mieux vaut être dans un endroit confortable. C’est préférable d’éviter d’être assis à cheval sur une arête ou sous une corniche dans du 55° pour assembler l’ensemble ! Autre point noir, les couteaux…il faut démonter la fixation pour le mettre, verrouiller avec l’autre couteau puis installer le deuxième et verrouiller à nouveau avec l’ensemble fixation + couteau dans l’autre main ! Autrement dit, si vous décidez de sortir les couteaux quand vous êtes déjà au taquet…ça ne va pas être simple ! Et on passe sur les cales de montées…qui ne tiennent pas. Un bilan qui peut paraître terne mais ce sont visiblement des défauts auquel on s’habitue à priori. Un ami qui en possède une depuis deux saisons s’est fabriqué un outil pour se dispenser des couteaux et reste très satisfait de sa planche. Et je dois bien avouer que lors d’une traversée des Aravis effectuée ensemble (6 repeautages), il n’a pas été beaucoup plus lent sur les manips. Bon, il faisait très beau et les sommets étaient tous très accueillants.

Le Système Phenix : La solution ultime ?

Dernièrement j’ai eu l’occasion de surfer avec une planche Phenix en trois parties . Le tout avec des fixations Flow sur une embase Voilé et donc pas dans une configuration optimale en termes de poids. Malgré tout c’est le système parmi tout ce que j’ai essayé qui m’a le plus emballé. Le système reste sur un système type Voilé adapté aux trois parties. Les avantages cités plus haut du système Voilé sont donc conservés et niveau timing, le temps d’assembler trois parties au lieu de deux ne changent pas fondamentalement la donne. C’est vraiment à peine plus long. En montée on se trouve donc avec deux vrais skis symétriques aux pieds avec tous les avantages qui vont avec. Meilleure tenue en devers, notamment en neige dure, c’est plus léger et plus facile dans les conversions. Les couteaux sont vraiment hyper pratiques à mettre avec un chargement ultra rapide, sans déchausser. A priori encore mieux que pour les skieurs sur ce point. Je n’ai pas trouvé de point négatif. Evidemment il y a cette troisième partie qu’il faut porter. Niveau poids c’est autour du kilo et donc pas grand-chose sur le dos. Le seul vrai défaut c’est en forêt ou l’on retombe en partie dans les défauts du surf sur le dos et l’accrochage éventuel dans les branches. Mais ce n’est rien par rapport aux nombreux avantages du système. En descente ceux qui crient déjà au scandale de surfer sur une planche coupée en deux risquent là de faire une crise d’épilepsie. Mais la planche m’a complètement convaincue. Je n’ai eu l’occasion de faire que deux sorties mais 4000 m de dénivelé quand même et en neige pas facile. Un couloir SO bien raide et peu décaillé, idéal pour tester la tenue en neige dure et un autre, nord en poudre avec carton dessus, top pour la tolérance. La Phenix s’est montrée accrocheuse et rigide dans le premier cas, facile et joueuse dans le second…mon prochain split sera en trois parties, à coup sûr.

Quelques photos : planches, articulations, fixations, couteaux, plots

Atomic, Phenix, Prior {JPEG}

version montée {JPEG}

version descente
articulation Atomic
articulation Spark
articulation Voilé
couteau atomic
couteau spark
couteau voilé
couteau phenix
Plot Atomic
Plot Phenix
Plot Voilé
crochet Phenix

Messages et Commentaires ...
  • 17 avril 2012 MLF - SPLITBOARD

    J’ai pas tout lu, trop long et trop compliqué ;)
    Essayes le ski c’est mieux et moins complexe lol
    Je déconne, très intéressant pour les connaisseurs.
    Bonne fin de saison

  • 5 décembre 2012 Olivier Lignon - ***

    Merci !! Clair, complet, pratique, bien écrit !Good job dude !

  • 11 décembre 2012 Olivier SCUBATRIMIX - Top Bon :-)))))

    Très bon article, un bon retour d’expérience et de connaisseur. Un petit plus quand on est dans l’indécision d’un choix de fixation....
    Bon run...

  • 8 avril 2013 Seb Elgo

    Juste pour conclure, spark plus 3 parties mariage idéale !

  • 9 avril 2013 LUD - Split 3 parties, retour d’expérience

    J’utilise régulièrement cette saison le Split 3 parties Phenix (en 160 mm), voici un petit retour d’expérience :
    - Les avantages/inconvénients cités lors de la prise en main restent d’actualité mais le désagrément du morceau sur le dos n’est rien comparé au gain en montée. La tenue en dévers est incomparable, on profite vraiment de la trace des skieurs si elle existe (en split 2 parties il faut retracer un peu) et avec de bonnes fixations c’est nettement plus léger aux pieds. Tout bon. Le seul bémol vient des deux skis peu spatulés (ils ne vont pas au bout de la planche) qui passent sous la neige en (très) profonde. Le seul cas de figure où la deux parties reprend un petit avantage (et s’il faut faire la trace).

    A la descente la planche est vraiment extra. Très bonne accroche en neige dure, super flotaison en poudre, très stable à haute vitesse et super facile à tourner en forêt. C’est vraiment une planche peu exigeante physiquement et hyper tolérante. Un régal. J’ai pu comparer à une Jones Hovercraft, excellente en poudre également mais plus physique et plus délicate en forêt (extrêmement rigide en talon). Le cambre plat de la Phenix permet de pivoter hyper facilement même à basse vitesse, ce que tolère moins bien la Jones. La Phenix offre un compromis quasi idéal pour le surf en rando ! Au moins pour moi...

  • 23 septembre 2013 Jeanjy jeanj - Très bon article

    Bonjour, merci pour cet article, le nombre de pratiquant du split étant réduit, c’est jamais facile de trouver de bon retour sur l’expérience et le matos...
    Tu vas grandement aider mes choix pour mon prochain investissement !

  • 15 février 2014 mika choumeaux - Infos et retour...

    Super article alors je voulais vous faire profiter de mes retours après quelques sorties... avec l ultrasplit de K2 et surtout leur nouveau système kwicker... pour commencer petit descriptif... pour utiliser ce système il faut les chaussures K2 Stark qui se fixe automatiquement sur la fixation adaptée au système voilé.(Il est bien sûr possible d utiliser un système voilé traditionnel sur la board)
    Les fixations sont très light, moins de 800g la paire ! A la montée, le systeme d attache des peaux est tres pratique,le rendement est impressionnant, aidé par un Poids inférieur à la plupart des split déjà testé. .. des couteaux tout aussi light sont dispo... pour la ride... on est sur une super board avec une bonne flotaison, une très bonne accroche et Très reactive. Assez rigide. Le petit bémol sur le pack complet serait sur les chaussures, très rigide et un peu plus lourde que des boots traditionnelles mais l ensemble est bel et bien le plus léger set du Marché ! Pour moi... que du bonheur !

  • 17 février 2014 LUD - K2

    Bonjour Mika,
    Avec le système K2, à quel poids es tu boots + fix ?
    Et quid du système sous la semelle une fois que tu as bien marché dans la neige... ça chausse bien malgré tout ?
    Merci de ton retour.

  • 18 février 2014 Rob bonnet - Fixations Karakoram

    Salut Lud,

    récemment convertit au splitboard, j’ai investit cette année dans un swallow en système voilé d’occase, avec des fixations à étrier pour surfer en chaussures de ski. Pas bien joueur en dehors des grands espaces poudreux (tourner 195cm en forêt avec mon niveau, c’est pas gagné...) !
    Je viens de réinvestir dans un split plus classique ("DIY" d’occase) avec le système karakoram et les fixations "Split 30" : c’est une petite révolution :)
    Le système est vraiment bien étudié, fini la planche qui "baille" à la première prise de carres, rien ne bouge de la journée ! Le système des fixations est bien fait, simple à manipuler, et semble vraiment à toutes épreuves en fiabilité.
    Du coup c’est parfait, c’est le bonhomme qui est limitant, et encore pour un bout de temps :p

    Sinon le split c’est vrai que c’est chiant en neige dure à la montée, ceci dit étant aussi skieur je ne "subit" ça que sur de petites portions, car quand la neige n’est pas fraiche je prends les skis ! En poudreuse, on est tellement mieux en split !

    rob

  • 20 février 2014 LUD - Karakoram

    Salut Rob,
    Merci pour ton retour sur Karakoram.
    J’ai justement une planche montée en Karakoram en test en ce moment. 4 sorties avec pour l’instant. 3 avec une météo délicate, vent, neige qui vole, etc... et une par grand beau. Je n’ai donc pas autant de recul que toi sur le système mais voici mes premières impressions. Pas de souci avec un temps clément et une planche qui reste propre. Simple et rapide. Mais j’ai souvent eu du mal à réassembler ma planche par conditions difficiles. Les pièces en alu collent la neige et il faut absolument bien nettoyer l’ensemble avant de pouvoir fixer sans s’embêter. Et quand le vent recolle de la neige au fur et à mesure que tu la vire... faut rester calme ! Le moindre bout de glace vient contrarier l’assemblage. Le levier est un peu court et demande pas mal de poigne pour verrouiller quand il reste un peu de neige dans le mécanisme... au final sur des randos avec manips je trouve le montage plus contraignant que sur Voilé. Même gavé de neige et avec des moufles tu peux assembler. Pour l’instant, je ne vois pas faire le montage de la planche coincé sous une corniche au sommet d’un couloir. Aussi, les cales de montée ont déjà lâchées, les butées plastiques ont cassé. Dernier point noir, mais si tu ne sors le Split qu’en poudre tu n’as pas du avoir ce problème : la pose des couteaux qui oblige à quitter les fixations (c’est le cas aussi avec Voilé sauf avec des fixations Spark)... et là encore ce n’est pas simple.
    En revanche le fait qu’il n’y ait pas de goupille volante c’est top ! Et la fixation en position montée l’est aussi. L’articulation se fait sans frottement (et donc sans usure) et est super rigide !
    Le compromis idéal se trouvant sûrement entre les deux solutions... Nouvelle interface Plume ?
    Bonne saison !
    Ludwig.

  • 23 février 2014 Shama Vincent Cagnard - Add-on au commentaire de rob...

    Etant l’ex propriétaire de diy de rob je voulais juste revenir sur le "fini la planche qui baille".
    Les karakoram y sont pour qq chose mais c’est surtout l’ajout d’un hook supplémentaire entre les 2 pieds qui a vraiment été à l’origine de ce résultat (j’avais fais qq sorties avant de palier à un manque de pop/rigidité).(ATTENTION ce hook de type voilé doit être un peu usiné à la dremelle pour que les fixations et couteaux puissent fonctionner correctement à la montée)

  • 25 février 2014 mika choumeaux - infos complémentaires ultrasplit

    Pour les questions poids... alors une fix kwicker pèse 375gr. et une chaussure Stark 1445 gr. (En 28)
    Je vous glisse 2/3 autres infos poids. La board avec les fix pèse 4,4 kilos, pour la montée, on passe à un petit 5 kilos avec les peaux et encore 280 gr. de plus avec les couteaux.
    Pour continuer avec les couteaux, on peut les installer en étant fixer, petit coup à prendre, mais vraiment très pratique.
    De meme, une fois le coup de "pied" pris pour fixer, c est automatique, max 1 ou 2 reprises !
    Et pour ce qui est du système "clipsable" sous la chaussures... aucun soucis avec la neige, au pis on tape sa boots une fois avant de clipser.

  • 4 mars 2014 LUD - Poids Ultrasplit

    Merci Mika pour ces précisions. Finalement le gain de poids sur la fixation est énorme mais dommage qu’il soit perdu sur la boot. Avec des boots légères (exemple Burton Ion 800 g la botte) et des fixations Spark (800 g la fixe) tu peux être un peu plus bas.
    Sinon il faudrait que K2 propose un crampon ’’clipsable’’ directement sous la semelle, ça serait aussi efficace que les semi-automatiques des skieurs !

  • 18 mars 2014 Anthony Lebossé (-Tonio-) - alternative aux boots pour plus de confort/technicité

    Salut Ludwig, Robin et les autres,

    Merci pour cet article qui permet d’avoir un retour fiable sur ces splits 3 parties !
    Ayant également 9 ans de pratique en split, j’ai pas mal testé de solutions différentes, et suis sur le point de craquer pour un split de ce type.
    Pour apporter une petite contribution (certes un peu HS) j’ai pas mal changé de fixations au fil des années, Spark 1ère génération d’abord avec les mêmes soucis, puis 3è gen. Belle optimisation du système de base, mais qui, par expérience peut encore montrer encore ses limites en pente raide (à la montée) par manque de rigidité, ou sur de gros dénivellés par manque de "débattement" (surtout vers l’arrière) de la tige des boots, empêchant d’allonger naturellement la foulée sur des faux plats ou lorsqu’on a les cales de montée et que la pente faiblit. En résulte une foulée plus courte, donc plus de déplacements des skis, et au final plus de fatigue.
    En pente raide, à pied, dans le cas de neige dure sur de longues faces, ou de passages mixtes raides, le pied est très contracté dans les boots et la tenue du système chaussure/crampon reste moyenne.
    Cela m’a valu à 2 ou 3 reprises des crampes sous la voûte plantaire dont je me souviens encore (lors de la remontée du Couturier et du Nant Blanc à la Verte notamment)
    Je suis donc passé aux chassures rigides, en l’occurence des TLT5, que j’ai bricolées pour ne pas être bloqué dans une position descente inadaptée au snowboard lorsque le crochet du haut est fermé. Il suffit pour cela d’agrandir vers le haut le trou situé sur le spoiler interne de la chaussure, de 10mm environ selon ses goûts (très facile avec une lime queue de rat).
    En ne mettant pas la languette de rigidité amovible, on obtient à la descente une chaussure apportant des sensations similaires à celles d’une botte de freeride, au top donc, et à la montée le confort est tout simplement incomparable :
    - on ne soulève que la chaussure et plus la fixation avec à chaque pas (= minimum 600/700g par pied en moins)
    - le débattement arrière permet des amplitudes de pas bien plus naturelles et instinctives.
    - on utilise des crampons automatiques, ce qui permet de gagner encore du poids, et on peut faire des goulottes ou des faces techniques dans de bonnes conditions de confort et d’efficacité.

    Pour les fix il suffit juste de monter une butée avant low tech sur le split (perçage vissage comme sur un ski)
    Les fixations pour la descente (plaque métallique Voilé + butée avant/arrière de snowboard alpin) sont dans le sac à la montée (1kg)

    Le poids aux pieds est donc réduit de manière importante.

    Voilà, il n’y a plus qu’à casser la tirelire pour se payer un beau split en 3 parties, et là je pense que ça sera top !!!


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