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[pente raide] [rando-surf] Matériel

Le snowboard en rando

jeudi 19 octobre 2006 par SCHAEFFER Nathanaël, AUDENINO Justin

Même si le ski est le meilleur moyen de parcourir la montagne enneigée, le surf reste intéressant à plus d’un titre, et nous avons souvent été questionnés sur la nature du matériel à utiliser et des terrains les plus favorables. Voici quelques points de repère sur la pratique du surf-alpinisme.

Avantages et inconvénients du snowboard

- On porte son matériel de glisse à la montée, et c’est lourd ! Cet inconvénient disparait dans les pentes raides, puisque les skis doivent aussi être portés.

- Le snowboarder (tout comme le skieur me direz-vous) n’aime pas les zones de plats, à la montée comme à la descente. Certaines approches pourront en rebuter plus d’un.

+ le snowboard s’accomode de toutes les qualité de neige, là où les skieurs se mettent souvent à raler [1]. Croutée, soupe, dure, et bien sur poudreuse et transformée, sont des "bonnes neiges" pour un surf.

+ Dans les terrains accidentés (forêts, ...) il est très maniable.

+ Le snowboard, plus court, passe bien en étroitures.

+ Le snowboard préserve les genoux.

+ Les chaussures souples de snowboard sont à la fois confortables à la montée et performantes en descente.

En conclusion, on a un excellent instrument de descente, sans égal du coté des skis (à moins d’équiper des gros skis de freeride en rando). On est donc dans l’optique de privilégier la descente.

Quel matériel choisir

- raquettes : Avec un bon modèle [2] c’est l’outil de progression le plus polyvalent et le plus pratique.
Si les passages prolongés en dévers sont inconfortables ils ne sont plus vraiment un obstacle. Au final, seules les neiges très profondes sont difficiles à parcourir...

- split-board : une planche coupée en deux qui devient deux gros skis pour la montée. Plus lourd et beaucoup plus cher que la solution surf+raquette, ça peut-être un moyen d’économiser son dos, ou son énergie dans la neige profonde.

- crampons : indispensables pour les pentes raides et/ou les neiges très dures. Le problème est de trouver le bon modèle qui s’adapte bien aux bottes de surf ou vice-versa ! Ce sera très certainement un modèle à lanières.

- boots : Les bottes souples confortables sont le meilleur choix, à choisir le plus rigide possible pour un meilleur contrôle. A noter qu’il existe maintenant des modèles avec semelle vibram [3] pour marcher !

- fixations : A choisir légères et rigides. Les fixations standard restent le meilleur choix. Le système "flow" peut être une bonne alternative aussi, bien qu’elles soient souvent plus lourdes.
Chausser en pente (très) raide reste quelque peu problématique, le mieux étant de se tailler une belle plateforme.

- planche : ce n’est pas le plus important, mais une bonne planche freeride, plutôt légère et accrocheuse est un bon choix. A titre indicatif, une longueur d’environ 10 à 20 cm inférieure à la taille du bonhomme est un bon choix et une largeur au patin autour de 25cm (ou plus pour les grands pieds).

A cela il faut ajouter des batons téléscopiques pour la marche (un modèle de qualité guarantira une meilleure longévité), un piolet pour les passages techniques et les pentes raides (qui pourra dans certains cas être gardé à la main lors de la descente) et un sac à dos avec un système de lanières pour accrocher le surf verticalement (le mieux est d’essayer au magasin), il en existe de très bon modèles chez différentes marques.

Limitations ?

Tous les itinéraires de ski de rando peuvent être parcourus en raquettes-surf. Mieux vaut cependant éviter les plats.
Pour la pente raide, il n’y a pas de problèmes particuliers, sauf peut-être une accroche réduite en neige très dure, du fait du faible rayon de courbure (autour de 10m).
Pour le raid, si en plus du surf on doit porter affaires de couchage et nourriture, ca devient très dur, sans parler de la descente avec un sac lourd où l’équilibre est alors difficile à maintenir.

En terme de dénivellée, tout est question d’entrainement. Le tour du Grand Pic de Belledonne avec un final par le grand colon a été réalisé en surf, pour un dénivellé cumulé de plus de 3000m.

D’après Mathieu Bordin, qui a une double expérience ski/surf, y compris dans un registre de pente très raide, le surf serait le meilleur outil en "neige profonde irréguliere, [avec] peu de place pour évoluer" (cf éperon Est à Blonnière)

Quelques exemples vécus par nous

NAT

- Lors de ma descente de la face NW de la Grande Lance de Domène, avec Robin en ski, j’avais été obligé de déchaussé dans un raidillon glacé, alors que robin a pu passer en piolet-ski grâce à sa technique de plantage des talons ! Quelque mètres plus bas, c’est Robin qui a du déchausser pour passer la fameuse chatière, alors que mon surf était suffisamment court pour passer en dérapage.

- Lors de notre visite au Sirac, les skieurs David et Nico étaient bien à la traine à la montée sur neige béton alors qu’en raquettes MSR, je montais droit dans la pente. Ils ont rattrapé leur retard un peu plus haut, alors que je ramais dans la croutée...

- Avec François, nous avions décidé de bivouaquer sur le glacier de Bonnepierre avant d’attaquer le Mayer-Dibona en face NW du dôme Ecrins. Ce fut un mauvais choix, nous étions épuisés par le portage de la veille (et la mauvaise nuit), et la fin de la descente en surf avec des sacs trop lourd n’était pas agréable.

Mon matériel : (sans doute un peu vieillissant) Planche Nitro Naturals 163 (renomée en Pantera), chaussures Salomon, crampons Camp Ice Trek (lanières).

JAD

- Lors de mes deux descentes de la grande faille N du Pécloz, l’étroitesse du couloir était moins contraignante pour mes compagnons en snowboard que pour les skieurs qui pouvaient plus difficilement enchainer les virages.

Mon matériel : Planche Salomon Fastback 160 (très bien accrocheur dans le dur mais avec le problème de chez Salomon : léger délaminage) j’ai donc récupéré une Hammer Twilight en 162, chaussures Northwave ,crampons Grivel G12 (lanières).



lignes fluides en surf

[1Même si, c’est bien connu, il n’y a pas de mauvaises neiges, seulement de mauvais skieurs.

[2les modèles de la marque MSR étant les plus aboutis

[3chez Burton, les Driver X

Messages et Commentaires ...
  • 19 octobre 2006 VSH - match ski/surf

    Permettez à un ignorant de vous poser quelques questions.

    - quelle est la longueur moyenne des surfs que vous utilisez ? Quel est leur rayon de courbe ?

    - en fonction de cette réponse je demande tout de même à voir l’efficacité comparée en terrain très accidenté (forêt dense, torrents) avec skis courts et larges, disons 150 cm avec un patin de 80 mm.

  • 20 octobre 2006 mlf - Trace de montée...

    Euh, pour avoir fait la brèche cordier avec JAD, je déconseille de sortir avec un surfeur !!! ( ou alors en connaissance de cause !)
    En effet, au départ sur le plat, le surfeur n’avance pas avec ses raquettes, il faut constament l’attendre ; quand ca se raidit, les traces de raquettes dans la poudreuse c’est nimp’, faut refaire sa trace en ski à coté ! Dans le couloir faut encore faire la trace car le surfeur est crevé en arrivant au pied !!! Moralité, si vous sortez avec un surfeur, attendez vous à faire toute la trace.... ;o)

  • 20 octobre 2006 Aurélien B. - compléments

    Salut,
    enfin un article sur le sujet !! J’ai moins d’expérience en pente très raide que les auteurs, donc je n’ajoute rien sur le sujet. Pour le reste, dans les "moins", je rajouterais le fait que les raquettes sont un peu plus traumatisantes et fatigantes à la montée (on marche, on ne glisse pas) même si elles sont plus légères que des skis. On sera toujours à la traine comparé aux skieurs dans les parties d’approches, c’est sûr. Surtout quand on a affaire à des bourins ;o) Cela dit, au final je me demande si la différence est si grande entre les deux pratiques à partir du moment où on ne veut pas faire de concession à la descente (dans ce cas un skieur va se tourner vers des très bons skis de freeride, très larges, lourds, avec de solides fixations... et alors là, galère à la montée).

    Pour répondre à VSH : les planches de freeride font en général autour de 10 à 15 cm de moins que la taille du rider, donc la plupart sont entre 155 et 165, avec des carres portantes de 110 à 135 cm et un un rayon pouvant grimper à 11 mètres mais généralement situé autour de 8-9 mètres. Pour ma part, je dirais par contre que la planche, c’est le plus important !

    Dernière chose : il y a enfin des chaussures de snow équipées de semelles vibram (chez Burton), c’est un régal ! Et en bricolant les boots, on peut faire des entailles dans lesquelles les crampons automatiques tiennent nickel.

  • 20 octobre 2006 NAT - réponse à Aurélien B

    Merci Aurélien pour ces compléments. J’ai modifié l’article pour indiquer l’existence des semelles vibram.

    Quand je dis que la planche n’est pas le plus important, je veux dire que n’importe quelle planche freeride rigide fait l’affaire, les chaussures et les fixations pour le contrôle sont à mon avis plus importants.

  • 20 octobre 2006 Aurélien B. - suite rando-surf

    Pour Nat : les boots en question sont les Burton Driver X, très bonnes pompes à tout point de vue, évidemment orientées freeride. Comme tu l’imagines cela ne dispense pas d’une paire de crampons dès que le terrain devient un peu délicat, parce que les semelles restent tout de même assez souples et "mordent" moins que des semelles de chaussures de ski de rando.

    Pour CEI : tout dépend de ce qu’on veut faire et du niveau. A priori, comme noté dans l’article, pour la rando il vaut mieux s’orienter vers des planches typées freeride avec une grosse spatule progressive qui permet d’avaler le terrain : c’est le plus confortable. Personnellement j’ai une F2 eliminator ltd montée avec une paire de fixations Flow : super efficace en carving, mais c’est déjà un matériel très exigent sur le plan technique et physique (pas très "joueur"). Je vais probablement m’orienter à l’avenir vers des planches plus freeride comme la Nidecker Legend par exemple. Cela dit, tant qu’on reste dans des cotations faciles (disons jusqu’à 3.3) c’est vrai que, comme dit Nat, n’importe quelle bonne planche permet déjà de se faire facilement plaisir (plus facilement qu’en ski, à mon avis).

  • 20 octobre 2006 Alexandre Simon - Meilleur temps descente

    Bonjour, je me demande qui du surf ou du ski est le plus rapide en terrain sauvage. Sauf erreur de ma part le meilleur temps de la descente des vallons de la Meije est détenu par un skieur avec un peu d’avance sur le meilleur surfeur (qq minutes je crois). On rencontre une variété intéressante de type de terrain sur les vallons de la Meije et au final les skieurs arrivent devant malgré tout.
    J’aurais tendance à conclure qu’on peut aller aussi vite à ski qu’à surf dans tous les passages mais c’est beaucoup plus physique qu’à surf, mais pas impossible. Et il doit rester certains types de terrains (schuss et forêt dense) où le ski est intrinsèquement plus rapide.
    Très intéressant votre article !

  • 20 octobre 2006 LTA - 3 critères

    Dès la première édition de Belledonne, Volo avait, me semble-t-il, bien résumé dans un commentaire, les 3 critères à combiner dans notre activité :
    1- sécurité 2- plaisir du geste 3- rapidité.
    Examinons-les de plus près :

    1- Chaque engin a son terrain préférentiel mais globalement, difficile de dire lequel du ski ou du surf est le plus sécur à la descente. Des pentes extrêmes ont été réalisées avec les deux engins. Je dirais donc qu’il y a match nul sur l’ensemble d’une carrière de glisseur-alpiniste même si je dirais que le ski semble préférable dans le cas d’un passage extrême en neige très dure.

    2- plaisir du geste. Là encore, je pense que tout le monde se fait plaisir quel que soit son engin même si le surf aurait cette fois un léger avantage dans des neiges croûtées (que tout bon nivologue ne devrait rencontrer que rarement normalement). Match nul également donc.

    3- rapidité (qui est, rappelons-le, aussi un argument de sécurité). Encore une fois, c’est à voir sur une carrière et pas sur un type de sortie particulière. Et là, globalement, sur un dénivelé de faible à plusieurs km verticaux, sur une boucle ou un aller-retour en passant par le sommet, sur une sortie 100% enneigée ou avec un ratio ski-marche de sulement 60/40, sur une montée grosse profonde à transfo béton, je pense que le ski est nettement devant. La descente prenant peu de temps en comparaison avec la montée, un retard d’une quinzaine de minutes pour 1000m d’ascension ne sera jamais rattrapé.

  • 20 octobre 2006 LSH - Article Rider magazine 2003

    Pour en rajouter une petite couche, j’ai ressorti des cartons un article que j’avais écrit dans feu Rider magazine, en janvier 2003, pour ceux que ça intéressent. A l’époque, j’avais longuement interviewé Matthieu Bordin, (code rédacteur Volopress MBO) pour en savoir un peu plus sur cette pratique, étant moi même skieuse. Je bossais alors comme secrétaire de rédaction chez Rider, et ce fut grâce à l’ouverture d’esprit de mon rédacteur en chef, Jean Nerva, lui même pratiquant du surf-rando, que je pus faire passer cet article. Pour le reste de la rédaction, je passais pour une cafiste ringarde… Car alors, les magazines de snowboard étaient surtout braqués sur les pirouettes et soirées trash des freestylers que sur, disons… le côté montagne de la chose. L’article a un peu vieilli depuis, au rythme où se descendent aujourd’hui les couloirs des Ecrins, à snowboard comme à skis. Il s’adressait alors à un public large peu averti sur le sujet, puisque plus friand de snowparks que de montagne. C’était une tentative pour élargir un peu l’horizon du lectorat, mais Rider ne survécut de toute façon pas, et le créneau montagne n’était guère dans les gênes du concurrent snowsurf.

  • 21 octobre 2006 JAD - réponse

    Pour répondre tout d’abord à la remarque de MLF, je dirais juste que certains massif (ceux aux accès longs et/ou plats) sont un peu plus "difficiles" pour le snowboarder (perte d’énergie plus conséquente à cause de la non-glisse à la montée et du portage).
    Ceci dit, je pense qu’à l’inverse il y a certains massifs où l’écart à la montée entre le snowboarder et le skieur peut se réduire...

    Sinon je rejoins bien LTA sur la comparaison qu’il a fait sur les 3 critères régissant notre pratique.

    J’ai listé le matos que j’utilise à la fin de l’article.

    Merci de vos réactions !!

  • 21 octobre 2006 Aurélien B. - 3 critères, oui mais...

    Pour reprendre l’idée des trois critères proposés par LTA, je rajouterai juste que, si ces critères semblent assez objectifs, par contre il y a une chose qui est complètement subjective : l’importance qu’on leur accorde respectivement. Et c’est bien cette "pondération" personnelle qui va faire qu’on choisit à un moment de s’orienter vers telle ou telle pratique. J’avoue que le critère 2 (le plaisir à la descente) est tout à fait prioritaire pour moi, et je pense que la plupart des snowboarders sont dans mon cas. C’est d’ailleurs bien ce que précise l’article : avec le snow, on est dans l’optique de privilégier la descente.

    Et une fois de plus, mes amis skieurs qui privilégient le critère 2 et ne veulent pas faire de concessions ne vont finalement pas plus vite : ils se trimballent de gros skis de freeride hyper lourds avec les chaussures qui vont avec ! Dans ce cas, et dans ce cas seulement, les deux pratiques sont à mon avis équivalentes.

    Pour toutes les autres pratiques, disons plus "polyvalentes", le ski me semble de toute façon plus efficace.
    En tout cas, merci pour ce débat intéressant... ça permet de patienter en attendant la neige !

  • 18 novembre 2006 Zbebb - Caractéristiques de la planche.

    Selon vous, pour la pente raide :
    - Est-ce qu’il faut choisir une planche rigide ( barre à mine), intermédiaire ou souple ?
    - Au niveau du "peps" (élasticité/ressort) est-il préférable que la planche soit nerveuse, intermédiaire ou molle ?
    Merci d’avance.

  • 20 novembre 2006 NAT - planche de surf pour la pente raide

    Salut,
    Pour la pente raide, vu qu’à priori tu évolues à vitesse réduite, la rigidité n’est pas le plus important (faut quand même pas prendre un chewing-gum non plus !)
    Mieux vaut cependant choisir une planche rigide et nerveuse, qui aura une meilleure stabilité à haute vitesse.

  • 10 février 2007 laurent DUPRE - surf en pente raide

    Résident de la vallée de chamonix et pratiquant le ski et surtout le surf de pente avec qq bons convives français, italiens et suisses, je me permet d’apporter qq infos complémentaires.

    - pour la majorité d’entre nous, nous utilisons des snow salomon type link 160 ou 164. crampons grivel g12 ou g14 qui s’adaptent bien aux boots et souvent 2 piolets techniques. les raquettes me semblent la solution la plus performante, tsl voir msr, c’est le nec, pour le prix aussi.

    - la solution des petits skis d’approche est problématique sur les devers et en neige dure et surtout encombrante, la split board a, selon moi des limites dans la pente. les skieurs sont plus rapide skis aux pieds, cependant une fois dans le couloir c’est souvent bien différent et le partage de la passion avec 2 engins différents est l’essentiel.

    - pour les surfeurs, le choix de la course me parait essentiel compte-tenu du portage et souvent les pentes raides qui se pratiquent en fin de saison, permettent avec un bon regel d’éviter la prise des raquettes. une fois dans le vif du sujet, c’est à dire la pente, un snowboardeur sera très performant, il peut passer dans des étroitures mieux que les skieurs, économiser ses cuisses,pas mal qd on a chalé 1000 m. de couloir et surtout une plus grande tolérance dans ttes les neiges. inconvénient majeur, les neiges tès dures, mais c’est là qu’on voit les pros en pente. se méfier aussi lorsque la neige de printemps coule, un surf c’est comme une ancre, ça tire vers le bas et ça ne déchausse pas, donc soit surfer plus vite soit se décaler régulièrement, valable en ski aussi.

    - dans le massif du mont-blanc, je dirais que les snowboardeurs sont peut-être avantagés, car nombreux à pratiquer et donc utilisant en se relayant les mêmes traces.

  • 21 mars 2007 RAI - surf en pente raide

    Je pratique le surf en rando / pente raide depuis maintenant 10 ans :-/ et j’ai essayé à peu près tout ce qui se fait, constituant ainsi une annexe de magasin de montagne à la maison..
    Pour la marche d’aproche j’utilise des MSR en tirant le snow avec une longe reliée au beaudrier par un mousqueton à vis. En combinaison avec des chaussures de snow c’est léger et je suis peu/pas désavantagé par rapport aux skieurs ou alors c’est que je suis fatigué pour manque de sport.
    Pour la montée j’essaie de privilégier les crampons légers et de tirer la planche le plus possible (Nitro Natural 158 montée avec des Flow Boarder X), meme dans les couloirs.
    Le seul point génant par rapport au ski c’est quand il faut faire une légère remontée dans une pente très raide, là où avec des planches tu peux faire un ou 2 pas pour te replacer, sans déchausser...

  • 22 mars 2007 MEYRIER Jean-Luc - surf en pente raide

    Salut,

    Je pratique comme RAI le surf en rando/pente raide depuis 10 ans environ mais moi, je n’ai pas tout essayé : Après qq tentatives en raquette, je me suis vite orienté vers les petits skis "maison" et j’avoue ne pas regretter ce choix, après toutes ces années de pratique ...
    Actuellement, j’ai des petits skis Décathlon MRZ100 (côtes larges pour des petits skis) coupés à 120 cm avec des fix low tech à l’avant et cale Emery à l’arrière, shoes Dynafit TLT3.
    avantages :

    - petits skis, donc possibilité de suivre les traces des skieurs, important dès qu’on a affaire à autre chose que de la neige dure et faire la trace tout le monde sait ce que c’est !
    - petits skis, donc glisse à la montée et pas marche comme en raquette, ce qui est parfois bcp plus reposant et économique et aussi plus pratique pour les dévers longs !
    - chaussures rigides, donc crampons adaptés sans jeu et bon maintien pour les passages techniques, et en pente raide ça arrive souvent ...
    - pas de couteaux à prendre car les skis tiennent plutôt bien et qd ce n’est plus le cas, c’est qu’il faut mettre les crampons pour tout le monde !

    Inconvénients :

    - petits skis, taille réduite donc moins de portance qu’un ski normal dans les neiges profondes mais raquettes même problème !
    - poids : mon ensemble doit peser environ 2,2kg donc plus lourd que des raquettes (1,6kg ?), notamment quand il faut les porter sur le sac en + du surf, style montée par un couloir et descente de l’autre côté car montée pas bonne ou car itnéraire prévu comme ça !
    - encombrement sur le sac + important que les raquettes mais bon, ça tient très bien sur les côtés avec les sangles prévues : choisir le bon sac ! perso, jamais eu de pb à la descente avec mes skis y compris en pente raide !
    - remontée en pentes : je rejoins RAI c’est pas pratique mais du coup, en surf on apprend vite à anticiper bcp plus qu’en ski afin de ne pas se faire avoir par ce genre d’aléas sur l’itinéraire !

    Après, le choix se fait surtout avec le type de matériel que l’on a au départ car tout le monde n’a pas envie de bricoler des petits skis (+ le tarif) et du coup on se tourne plus facilement vers les raquettes. Perso, je ne suis pas du tout bricolo mais pour une passion comme celle-ci et une pratique assidue, j’ai fait l’effort !

    Par rapport au ski, pour moi il n’y a pas photo, c’est quasiment toujours plus facile qu’en surf, poids, portance, aspect pratique sans comparaison ! Mais le plaisir n’est pas le même, je le sais bien en tant que bi-pratiquant et c’est une autre approche ! De plus, je suis plus à l’aise actuellement en surf dans les pentes très raides qu’en ski, surtout en raison de la pratique d’ailleurs, et il y a des avantages : pas de risque de croiser, pas de pb avec le type de neige croûtée, cartonnée, etc, bcp moins d’effort physique, bref on en chie à la montée mais on apprécie pleinement sa descente, ce qui n’est pas toujours le cas en ski, quand on n’a plus les jambes ...

    Pour finir, je déconseille quand même vivement tout ce qui est raid, traversée de massif en surf car, pour l’avoir testé dans Belledonne Sud-nord, c’est très pénible car bcp de traversées, de portage des petits skis, etc. on y perd tout l’intérêt du surf !

    Voilà ! A plus !

    jean-luc

  • 1er septembre 2007 max - sur neige dure

    salut à tous, je me permet d’apporter mon avis sur le choix de la planche, et ceci notament pour le cas de la pente raide. je pense comme beaucoup d’entre vous que le surf est un régal en toutes neiges sauf sur une pente très dur. il me semble que dans ce dernier cas, les skieurs prennent le pas sur les snow boardeurs. A mon avis en neige dur le surfeur se voit contraint de maitriser un équilibre devenu précaire, particulierement en position back side !! le skieur grace à son double appuit ne subit pas cette gène, me semble t’il... pour diminuer se manque de stabilité sur le dur, je pense qu’il faut unr board rigide et peu parabolique, ou comme le disait nat, avec un grand rayon de courbe. d’ailleurs la nitro panthéra en est une !! pour finir une board légère évidement. Encore un petit détail à apporter aux plus de la pratique du surf, la possibilité de se munir de piolets pour la descente ! c’est sécurisant, en tout cas psycologiquement !

  • 3 décembre 2007 Massard - Merci

    Bonjour,
    Je voulais juste dire : MERCI pour ces commentaires, pourquoi ? Parce que je commençais à me dire que j’étais le seul "con" à partir en snow raquettes au pied et qu’il fallait peut être que je pense me remettre au ski pour être plus performant (après 12ans de snow, le choix est pas évident) mais cet article m’a redonne plein de motivation pour le SNOW !
    PS : perso j’ai des boots moto de Burton, un vieux modèle très léger, je les glisse dans le sac quand je pars faire des pentes raides à la journée et je garde les grosses aux pieds, ça ce passe très bien. (Prévoir les chaufferettes pour mettre dans les boots au sommet avant de les enfiler. ;)

  • 5 décembre 2007 Aurélien - Fixations

    Salut,
    J’essaie de bricoler un système permettant d’utiliser mes fixations de snow (coques) à la fois sur ma board et sur mes raquettes : clic, j’enclenche mes coques sur mes raquettes pour monter... et une fois en haut : déclic, reclic sur la board ! L’idée étant évidemment de monter avec le poids des coques en moins dans le dos (mieux vaut les avoir aux pieds, non ?) Autre avantage : je peux garder mes fixs et les utiliser avec plusieurs boards (il suffit d’avoir une "plaque" sur chaque board pour accueillir les coques). Pour l’instant je songe à adapter du matériel issu d’un splitboard (même type de système de "clip", type Voilé). Est-ce que parmi vous certains ont déjà eu l’idée et/ou essayé de bricoler ce genre de truc ? Est-ce que vous pensez que c’est faisable-viable ? Merci...

  • 5 décembre 2007 jean-luc - Fixations

    Salut,

    Concernant la répartition du poids, il me semble que c’est l’inverse, mieux vaut porter sur le dos et être léger au pied, en tout cas c’est ce que j’ai pu constater en snow avec des petits skis (par rapport à des skis normaux). Je crois avoir vu quelquepart une équivalence entre le poids porté au niveau du dos et celui aux pieds et le rapport était très favorable au dos (1 pour 5 ??) Quelqu’un a des précisions ?
    sinon, pour le bricolage l’idée est intéressante côté polyvalence : Tu nous raconteras si tu vas au bout !!

  • 5 décembre 2007 laurent - poids sur le dos ou aux pieds

    je rejoindrai j.l. concernant le fait qu’il est surement moins éprouvant d’avoir le poids sur le dos plutôt qu’aux pieds ou au bout de plusieurs heures les cuisses deviennent bien lourdes. j’ai entendu parler d’un comparatif que je n’ai pas retrouvé. j’ai souvenirs de rando en skis également avec des shoes type piste pour les descentes de couloirs et aussi de type randos, la fatigue est sans commune mesure. ton système est à tester, attention à la fragilité et la casse en pleine sortie.

  • 26 janvier 2009 manu antuna - split board

    Petite info sur les split-boards, le concept me paraissait assez sympa comme j’ai énormément pratiqué le ski de rando (chasseur alpin)malheureusement après avoir investi dans une magnifique split burton serie s à un bon millier d’euros, j’ai vite déchanté car le poids de la bête était supérieur de presque 2kg à la solution msr + snowboard ! Je ne veux pas "casser" ce produit très bien conçu mais il a ses limites, même avec les couteaux on ne peut pas trop espérer grimper des pentes supérieures à 40°, l’accroche latérale est loin d’un ski dans ces conditions, quant au système chaussures fixations soit on prend des fix souples + bottes, c’est très confort à la monté jusqu’à ce qu’on aborde les longs dévers oun quelque soit la fix, le pied tord même serrée à fond ce qui devient inconfortable, la largeur de chaque patin accentuant le bras de levier la stabilité latérale et l’accroche en montée et dévers devient pénible et hasardeuse . Pour ce qui est du système il est certes ingénieux mais même bien rodé on perd un temps précieux surtout par grand vent et mauvais temps, oublions bien sur les itinéraires complexes avec montée descente et remontée, là c’est cauchemardesque ! Je conseille donc aux amateurs de randos sérieuses d’essayer d’adapter des coques plastiques sur des fixations
    à boucles ou flows ainsi ils pourront cramponner en toute quiétude et la descente ne sera pas si cata m^me en neige dure ce sera en plus un gain de poids, quant aux crampons à moins d’attaquer dans du mixte engagé et là plus question de snowboard je ne vois pas l’utilité d’avoir des g14 comme j’ai pu le lire. Des G12 voire des bons alu suivant la course pourront suffire, bref je voulais juste faire certains profiter de mon expérience. Ps : la split board s’est montrée très performante à la descente et également sur piste avec une excellente accroche et une très bonne tenue sur la carre en neige dure !!!

  • 12 février 2009 Anthony Lebossé - splitboard

    Trouvant ce débat intéressant, je souhaite aussi apporter mon expérience, suite à la lecture du message de manu notamment.

    je suis depuis 2 saisons en splitboard et j’en suis très content. C’est pour moi de loin la solution la plus efficace en rando snowboard (moins que le ski à la montée mais bon je ne basculerai pas du côté obscur... !)

    - Premièrement un split burton s series pèse 3,5kg, certes ce n’est pas hyper light, mais par rapport aux raquettes, le kilo de plus à chaque pied est largement compensé par la glisse, et par le fait de ne pas porter ces 3,5 kg sur le dos.
    Je repense à ces pauvres potes en raquettes qui courent derrière sur le plat en essayant de garder leur air fier genre : "non ça va je te suis" :o)

    - D’autre part la portance apportée par chaque ski permet de ne pas brasser en profonde, et de ne pas passer à travers la croute. Là aussi en raquettes c’est le cauchemar, ça n’avance pas et on s’épuise.
    Je ne veux pas casser les raquettes msr, j’avoue que c’est ce qui se fait de mieux, mais honnêtement à 300€ la paire de raquettes je préfère en dernier recours sortir les crampons quand la neige est béton et que c’est raide...

    - j’en viens au point faible des splitboards : l’accroche en neige dure en dévers à la montée, avec 125mm au patin.
    C’est vrai que dès que c’est béton il faut sortir les couteaux (avant les skieurs), et les chevilles et genoux sont mis à rude épreuve lors de longues traversées. Mais bon même avec des raquettes MSR, si il faut traverser une pente, la raquette se met à plat et les articulations subissent. (à moins de marcher à l’égyptienne ?!)
    Toutefois ce cas ne se rencontre de façon vraiment gênante sur une minorité de sorties.
    Il m’est arrivé par ailleurs de remonter des couloirs à 40° en neige cartonnée entièrement en conversions et sans couteaux.

    - Enfin la planche a un comportement très sain, stable à grande vitesse en trafolée, rigide donc accrocheuse sur le dur, vraiment rien à dire par rapport à une planche freeride classique.
    C’est donc le split que j’emmène même en pente raide (jusqu’à 5.4)
    Le système est très robuste et simple, pour passer de skis à snowboard la manip dure 1 minute montre en main, faisable sans pb avec des gants.
    Pour répondre à Manu j’ajouterai que sur la durée totale d’une sortie, la manip ne fait perdre qu’ 1 minute alors qu’en raquettes la perte de temps en montée est considérable si la neige s’avère croutée ou profonde.

    Pour conclure, j’aborderai la question épineuse des itinéraires complexes avec montées et descentes successives :
    - il est possible d’effectuer de courtes descentes en gardant les peaux et en restant en mode "ski", c’est une question d’habitude (je glisse du côté obscur là...!)
    - pour le reste, on fait la manip pour repasser en mode snowboard et on envoie à la descente pour rattraper les copains à ski !

  • 15 février 2009 LUD - Splitboard

    Bonjour Anthony,
    J’utilise une split depuis des années : une Prior Khyber et je te rejoins absolument sur tous les points. Surtout sur celui des longs devers en neige dure, certes ne n’est pas agréable mais si cela l’était en raquettes ça se saurait ! Objectivement le ski reste évidement le meilleur et le plus sûr moyen de se déplacer en montagne mais pour ceux qui comme nous persistent en surf, le split est de loin le meilleur compromis pour tous les arguments que tu mets clairement en avant. Il faut juste préciser que ta planche Burton est probablement équipée d’un système d’assemblage Voilé. Les premières générations avec système Burton étaient catastrophiques et peu fiables et ont très largement (entièrement) contribué à la mauvaise réputation du Splitboard.
    Bon surf !
    Lud.

  • 12 janvier 2010 Joris Gaudion - La rando surf c’est le pied

    Grenoblois d’origine j’ai attendu d’être parisien pour me mettre au snowrando par peur de planifier une semaine de snowboard et d’avoir de mauvaises conditions...depuis 5 ans j’arrive à faire une dizaine de sorties par ans, en majorité en mars / avril et j’avoue que je suis un fan inconditionnel de cette pratique...J’ai découvert la région argentière /flégère / brévent / le Tour via l’UCPA. Le stage snow/rando est un excelent moyen de découvrir cette pratique en toute sécurité, depuis 4ans nous trouvons chaque année de nouvelles courses et de nouvelles pentes...
    A mes yeux les principaux avantages de la pratique snow rando sont :
    - la découverte de la montagne loin du bruit des pistes
    - le plaisir de l’effort physique à la montée et de la glisse à la descente
    - le côté 4x4 de cette pratique permet de s’éclater en toutes conditions (si peu de neige tu marches et si grosses conditions tu glisse)
    - l’absence de limites, l’apprentissage permanent... je recommande le toponeige Mont-blanc Volopress associé à la carte IGN 1/25000ème => tous les types de courses du débutant à l’expert.
    Côté matos, les raquettes MSR s’adaptent très bien aux boots...
    Bon ride

  • 18 mai 2010 olivier raque - Bien préparer son matos...et son physique

    Bonjour, J’ai 41 ans, je fais de la rando surf depuis un peu moins de 10 ans avec une cordée de skieurs. Vous avez tout dit sur les + et les - de la solution snowboard. Je ne sais pas faire de ski, le choix pour moi était evident, il fallait apres ma premiere rando (les miages et descente par le glacier d’amancette) que je trouve rapidement les soluces pour monter efficace et leger car j’en ai vraiment bavé. Les raquettes MSR bien que chères sont un bon moyen de rattraper le retard perdu sur les skis en faisant des traces directes là ou ils doivent effectuer leurs conversions. C’est clair, quand il y a dans le sac, le matos, la bouffe, les rechanges, que vous evoluez en devers avec un bon paquet de neige et qu’il y a un vent de face qui vous tire en arrière, il faut avoir serieusement soigné son physique. Heureusement, si vous êtes comme moi un fondu de glisse, c’est passé le col, à la descente que vous allez vous exprimer pleinement en regardant vos copains skieurs balancer des jurons sur leur matos ou la qualité de la neige. Finalement tout cela s’equilibre. Un remerciement chaleureux à nos amis peaux de phoques qui font la trace pour les percherons que nous sommes. A +

  • 21 mai 2010 LTA - Phenix

    Bonjour
    Je ne suis pas snowboarder mais puisque ce fil est régulièrement alimenté, je profite d’avoir rencontré hier Dominique Blanc-Vial, concepteur de Phénix, pour vous faire part de ce magnifique outil pour la rando qu’est la planche en trois parties.
    Toutes les infos sont ici dans la rubrique snowboard, alpi/rando.

  • 30 novembre 2010 Drikus - - Une peau sous le surf ?

    Bonjour, pensez vous que, dans le cas d’un tirage du surf avec une longe mousquetonnée au baudrier, il est utile de mettre une peau sous le surf ?

    Merci

  • 7 décembre 2010 JAD - Re : Peau sous le surf

    Bonsoir Drikus, ayant pratiqué quelques fois le tractage du surf sur des approches particulièrement plates, je n’ai pas eu besoin de mettre une peau sous ma planche. Une peau ne sert pas à grand chose à mon avis si ce n’est de rajouter du poids à un attirail déjà lourd...

    Peut-être y’a t’il des avis divergents...

    D’ailleurs, si le terrain n’est pas glaciaire et qu’il ne requiert donc pas l’utilisation d’un baudrier, je pense qu’il peut être plus intéressant d’accrocher la longe de ton surf sur une partie solide de ton sac à dos, c’est un gain de poids non négligeable.

    Bon ride à toi

  • 30 janvier 2012 Alexia Donnaire - snow snow

    La neige commence à bien tomber et au fil de mes recherches je tombe sur ce très bon article. Du coupje prends 5mn pour vous le faire savoir et bookmarquer votre site. Et maintenant .... à la neige !!!!

    Alexia 38 ans de regime.net


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